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Utilisation des robots aujourd’hui

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Brochure d'information médicale

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Dr Vincent Villa – Lunch Meeting février 2026

Lorsque l’on évoque la chirurgie robotique, une image s’impose souvent : celle d’un robot autonome réalisant l’opération seul, pendant que le chirurgien supervise à distance. La réalité est bien différente. Le robot chirurgical est un outil d’aide à la décision et à la réalisation, entièrement piloté par le chirurgien, qui reste maître de chaque geste tout au long de l’intervention. Loin de simplifier son travail, la chirurgie robotique demande au contraire davantage d’analyse, de planification et de rigueur — avant, pendant et après l’opération.

Concrètement, le robot fonctionne comme un positionneur de guides de coupe — les repères qui permettent de réaliser les coupes osseuses avec la plus grande précision possible — ou comme un bras articulé qui oriente la scie chirurgicale dans les trois plans de l’espace. C’est le chirurgien qui analyse, planifie et exécute. Le robot, lui, apporte une précision que la main humaine seule ne peut atteindre. Certains systèmes intègrent également des garde-fous qui empêchent la scie d’aller au-delà des zones prévues, réduisant ainsi le risque de lésions des structures environnantes.

L’un des principaux atouts de cette technologie est la personnalisation. Chaque genou est unique : certaines personnes ont les jambes légèrement arquées, d’autres en X, et il est essentiel que la prothèse respecte cette anatomie individuelle. Avant l’opération, une imagerie préopératoire (radiographies avec capteurs spécifiques ou scanner) permet de créer une planification détaillée. Le chirurgien simule la pose de la prothèse sur ordinateur, vérifie la taille de l’implant, sa position et la stabilité du genou. Au bloc opératoire, des capteurs fixés sur le membre du patient permettent au système de recueillir des mesures en temps réel — centre de la hanche, centre de la cheville, tension des ligaments — et de croiser ces données avec la planification initiale. Le résultat : une prothèse positionnée avec une précision millimétrique, véritablement taillée comme un costume sur mesure.

Pour le patient, le déroulement de l’opération reste similaire à celui d’une chirurgie classique. Le chirurgien réalise la voie d’abord, explore l’articulation et place les capteurs. Il prend ensuite des points de repérage précis que le système utilise pour guider le geste. Les coupes osseuses ne consistent pas à retirer de grands segments d’os, mais à resurfacer le genou, c’est-à-dire à ne retirer que le strict nécessaire pour accueillir la prothèse. Après l’intervention, la rééducation suit son cours habituel. Les données recueillies pendant l’opération permettent un suivi précis, et certaines applications connectées aident désormais à suivre les progrès — nombre de pas, amplitude de flexion — pour optimiser la récupération.

Les études scientifiques confirment plusieurs avantages mesurables. La chirurgie robotique offre une meilleure précision d’alignement des implants, que ce soit pour une prothèse totale ou partielle du genou. Cette précision contribue à une meilleure répartition des charges et à une durée de vie optimale de la prothèse. La récupération fonctionnelle tend également à être favorisée, et la technologie se révèle particulièrement précieuse dans les cas complexes : patients obèses, grandes déformations ou séquelles de fractures. La durée opératoire est légèrement augmentée, mais reste dans des valeurs tout à fait raisonnables. Quant au surcoût lié à la technologie, les données suggèrent qu’il peut être compensé à terme par une diminution des complications et des révisions.

La chirurgie robotique du genou est encore récente — la première prothèse partielle assistée par robot a été posée en France en 2013 — mais elle progresse rapidement. En Suisse, selon le registre SIRIS, qui suit toutes les implantations de prothèses articulaires, la part de la robotique est passée de 3 % en 2019 à 14 % en 2024, signe d’une adoption croissante. Les perspectives sont prometteuses : les systèmes collectent désormais des données avant, pendant et après l’intervention, qui, couplées à terme à l’intelligence artificielle, pourraient permettre de proposer à chaque patient la stratégie chirurgicale la plus adaptée à son profil.

Si vous êtes concerné par une prothèse de genou, n’hésitez pas à discuter de ces avancées avec votre chirurgien. La technologie ne remplace pas l’expérience médicale : elle lui donne des outils supplémentaires pour rendre votre parcours de soins plus sûr, plus précis et toujours plus adapté à votre situation.

"Le service est à la fois le geste le plus important et le plus malsain au tennis."

"Cordage souple, raquette souple, balle souple – c’est la règle pour préserver l’épaule."

"Il faut relâcher le joueur pour éviter les tensions qui causent des blessures."

Type de vidéo

Lunch meeting

Intervenants

Dr Vincent Villa

Partie du corps

Genou

Maladies

Année

2026

Thème de l'évènement

Chirurgie:

Pathologie:

Tendinites; Douleurs chroniques; Troubles liés au matériel

Thèmatique:

Prévention des blessures

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